La Psychothérapie Relationnelle

La psychothérapie relationnelle convie chaque individu à devenir auteur et sujet de sa propre vie, de ses engagements. En langage professionnel, il s’agit du processus de subjectivation. Le lien privilégié entre le thérapeute et son client est le principal moteur, le principal ressort du changement. La psychothérapie relationnelle s’efforce de faire prendre conscience à la personne de tous ses potentiels, en l’aidant à décrypter son propre langage, à repérer les scénarios douloureux qu’elle répète dans les différents domaines de sa vie.

Non, toute psychothérapie n’est pas par définition « relationnelle ». Deux personnes en présence ne sont pas par définition « en relation » du simple fait qu’elles sont en présence l’une de l’autre et s’adressent la parole. En s’appuyant sur la confiance établie avec le thérapeute qu’il a choisi, le client va se sentir encouragé à expérimenter en toute sécurité de nouveaux modes de fonctionnement, il va pouvoir tenter de se positionner autrement.

La psychothérapie relationnelle est issue du courant de la psychologie existentielle américaine née dans les années 50, également connue sous le nom de psychologie humaniste.

Les essais de Irvin Yalom, rigoureusement documentés et en même temps pleins de vie et d’humour, illustrent parfaitement la définition de la psychothérapie relationnelle et existentielle, et les ingrédients spécifiques à cette discipline – ce que Yalom appelle « les petits plus » (Thérapie existentielle, Galaade Ed. 2008).